Accueil > Documents > Délocalisations DSO et Alma

LA JOURNEE DU 29 MAI A DSO-TRAPPES

Les "professionnels" de l’écoute nous prendraient-ils pour des gamins ?

mardi 5 juin 2007

Au programme de cette journée il y avait, le matin, une réunion d’information de la Direction de la DSO pour tous les personnels. La première partie était consacrée aux scénarios de transfert des services et de leurs compétences établis par les groupes de travail techniques. La seconde partie était la présentation du cabinet d’audit retenu pour l’écoute individuelle des agents.
En raison de contraintes de disponibilité des uns et des autres, dès l’après-midi on enchainait sur une Assemblée Générale de Personnels dont voici le compte-rendu intersyndical.

[|[(Compte rendu SPASMET-Solidaires, CGT, FO

de l’ Assemblée Générale des personnels de la DSO Trappes du 29.05.2007
)]

|]Lors de cette AG sur la délocalisation de la DSO/Trappes, les personnels ont renouvellé leur motion du 29.03.2007 :

Les personnels de la DSO/ Trappes rassemblés aujourd’hui en Assemblée Générale demandent aux organisations syndicales de continuer à se tenir au mot d’ordre de la grève de Février 2007 réclamant l’abandon du projet de transfert de la DSO/ Trappes à Toulouse.

Vote sur la motion :

POUR : 52
ABSTENTION : 3
CONTRE : 0

Ils ont également adopté, dans la perspective d’un mouvement national d’action, un projet de pétition nationale CGT-FO-SPASMET-Solidaires pour le retrait des projets de délocalisation dont celui de la DSO/Trappes et pour la défense du service public météo.

Le texte accompagnant la pétition a été adopté à l’unanimité moins une abstention.
Ce texte sera soumis à l’aval des directions nationales des 3 syndicats du site. (plusieurs dizaines de signatures recueillies à la fin de l’AG)

Pour ce qui est de la réunion d’information organisée le matin par la Direction de la DSO, elle n’a pas laissé aux agents un souvenir impérissable si l’on se fie aux réactions qui ont été exprimées à l’AG.

Lors de la 1ere partie de cette réunion, DSO/DA (chef de projet délocalisation) a présenté les scénarios (parmi ceux proposés par les groupes techniques pour le transfert des services) et indiqué ceux qui ont été retenus par le comité de pilotage du projet.
Il semblerait que certains postes puissent être « sauvés » à Trappes : une partie de LOG/RES pour la logistique de région parisienne, un pôle de maintenance radar pour la région Nord, une partie de DID pour l’informatique. Ce serait un point positif , reste à voir les conditions très floues à ce stade (nombre de postes, durée, …).
Pour les autres services, c’est , avec quelques variantes de départs anticipés pour quelques volontaires, le « Tout à Toulouse en 2012 », ce qui laisse encore un grand nombre de personnes en situation très difficile.
Il reste de toutes façons beaucoup d’imprécisions et, pour le fonctionnement du service, si la possibilité de sureffectifs temporaires qui est évoquée ne se concrétise pas la situation sera bien difficile (à ce jour, la réalité de sous-effectifs due à la fuite des agents devient de plus en plus concrète !!). On n’a toujours aucune nouvelle du CIACT.

La 2ème partie de la réunion a été consacrée à la présentation du cabinet ayant décroché le marché de l’écoute des personnels. C’est le cabinet HOREMIS tout nouveau, résultant du mariage (sic) de deux sociétés ayant de la « bouteille » dans la profession. Il était représenté par trois consultantes qui avaient le sourire pour expliquer aux personnels combien ils avaient de la chance (???) d’être « écoutés » (après deux ans de lutte et 4 jours de grève…).C’est leur métier, et les techniques apprises en stage de communication sont si flagrantes qu’on a envie de leur rappeler qu’elles ont affaire à des adultes, compétents et forts de nombreuses années d’expérience (et non pas à des ados à raisonner) !!

Elles ont indiqué que, sur la base du volontariat pour les agents (il n’y a aucune obligation de participer), elles seront chargées d’écouter les personnels.
La partie « conseil » prévue dans la prestation à ce stade serait réduite (conseils pour trouver à Toulouse une école pour les enfants, adresses d’agences immobilières…).
Elles ne connaissent pas les structures de Météo-France ni les importantes évolutions qui s’y préparent, mais comptent sur la direction de la DSO pour être mises au courant. Manque de chance, la direction nous a dit 1/2h avant qu’ils ne savent pas comment vont évoluer les CDM et les services. !
Elles ont des « contacts » avec les administrations (lesquelles ?) mais les possibilités de reclassement ne dépendent pas d’elles (on s’en doutait).
Et il apparaît que Météo-France n’a, pour l’instant, payé que pour la prestation d’écoute et que si l’on veut de l’accompagnement dans la recherche d’emploi, pour les agents ainsi que pour leur conjoint il faudra remettre la main à la poche : et s’envolent les deniers de l’Etat …
Comme exemple de prestation qu’elles ont assuré pour des fonctionnaires, elles nous citent l’accompagnement du passage du contrôle technique des poids lourds à des entreprises privées. Voilà qui nous rassure…
L’assistance s’est montrée plutôt dissipée et plusieurs agents ont fait remarquer qu’ils attendaient des solutions au problème dont ils sont victimes et non pas seulement une « écoute ».
Le plus évident lors de cette présentation a été le jeu de « ping-pong » permanent entre les consultantes et la Direction, chacun croyant que l’autre allait fournir les réponses aux questions des personnels.

Cependant, les organisations syndicales de la DSO/Trappes lors de l’AG ont déconseillé aux agents de boycotter cette écoute (certains le proposaient).
En effet, son premier objectif est de constituer une nouvelle enquête sur le positionnement par rapport au transfert.
Les syndicats suggèrent aux agents qui le souhaitent de se présenter à cette écoute, sans entrer dans les détails relatifs à leur vie privée et de clairement exprimer leur position par rapport au transfert à Toulouse. (notamment, si tel est le cas, réaffirmer leur souhait de rester à Météo France à Trappes).
Les personnels doivent être très vigilants lors de l’entretien, ils n’ont aucunement d’obligation à dévoiler les détails de leur vie privée !!

Ceux (celles) qui le veulent peuvent se faire accompagner. Ils peuvent dire tout ce qui leur paraît susceptible de les aider dans leur situation personnelle, mais ne doivent pas hésiter à prendre congé et sortir dès qu’ils le souhaitent.


Pour télécharger cet article au format pdf : Enregistrer au format PDF - Partager : FB TW