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Le SPASMET au sein de SOLIDAIRES

lundi 30 octobre 2006

Le SPASMET utilise du droit syndical et investit une partie de son énergie militante dans l’interprofessionnel, car il estime que seul un syndicalisme ouvert, interprofessionnel, œuvrant pour l’unité syndicale, est apte à changer le cours des choses, et à peser pour une véritable transformation sociale.

Peu de temps après notre affiliation, le congrès de Solidaires de décembre 2004 a été l’occasion pour le SPASMET d’entrer au cœur de l’Union Syndicale, de participer à son fonctionnement interne, de découvrir ses composantes, ses orientations politiques, ses réseaux.
La délégation SPASMET a alors réalisé à quel point le travail préalable par amendements, puis lors des commissions pendant le congrès lui-même était prépondérant pour aboutir à un consensus. Le prochain congrès de Solidaires méritera par conséquent une large préparation, à laquelle tous les niveaux du SPASMET devront être associés.

Il en est de même pour le travail de fond effectué dans les commissions nationales thématiques (services publics, formation professionnelle, retraités, formation syndicale, protection sociale, emploi, femmes, international…). C’est à leur niveau que se débattent et s’élaborent souvent les orientations et choix politiques.
Le travail interprofessionnel se joue déjà fortement à ce niveau, et le SPASMET doit trouver des militants mandatés par son CN, sur les thèmes qu’il a préalablement choisis et sur lesquels il souhaite faire porter son effort au sein de l’Union Syndicale Solidaires.
C’est le cas pour la participation aux commissions service public et femmes auxquelles 2 membres du BN travaillent déjà activement.

Le Comité National de l’Union Syndicale Solidaires se tient trois fois l’an à Paris, son Bureau National tous les autres mois et son congrès tous les 3 ans.
Le SPASMET participe à ces instances nationales, avec la présence de 2 membres désignés par son Bureau National. En tant que syndicat membre, le SPASMET y dispose d’une voix, ainsi que d’un droit de veto pour toutes les décisions prises. Le consensus est bien sûr toujours recherché, et les débats quand ils n’aboutissent pas, sont parfois renvoyés à plus tard, ou bien donnent lieu à un vote, pour lequel la majorité des 2/3 des syndicats membres présents est suffisante.

Pour éviter la dérive progressive vers un syndicalisme d’expert et délégation, il est essentiel que l’information puisse circuler régulièrement, que la participation la plus large soit encouragée, et enfin que le débat puisse être entretenu jusqu’aux sections.
Il n’est pas facile de trouver des militants en mesure de s’investir à ce niveau ; au moins faut-il faire que ce qui résulte du travail au sein du Comité National, du Bureau National et des commissions nationales fasse l’objet d’une information régulière, que ce soit par le biais du site du SPASMET ou de Météo-Info.
La teneur des débats qui agitent Solidaires doit également être connue du plus grand nombre, notamment par le biais de compte-rendus du comité National et du congrès
de l’Union.

L’Union Syndicale Solidaires appelle à une nouvelle forme de mobilisation syndicale, citoyenne, et politique, qui concilie les intérêts du plus grand nombre. Pour cela, elle privilégie le fonctionnement en réseau, qui lui permet de fédérer les énergies, construire des solidarités, et d’être à l’écoute des plus démunis et de leur apporter un soutien
Ce fonctionnement en réseau se décline au niveau national par des contacts très riches avec des associations comme le collectif national pour le droit des femmes, Droit au Logement, AC ! droits de l’Homme, Ras l’Front, sans papiers, Confédération paysanne, avec lesquels des manifestations, marches et campagnes d’information sont organisées.

Au niveau local, des structures Solidaires existent dans la moitié des départements.
S’y côtoient des sections de syndicats nationaux ainsi que des syndicats locaux d’entreprises. Ces structures interprofessionnelles ont la responsabilité des interventions interprofessionnelles au niveau local.
Elles suivent les principes constitutifs de Solidaires : élaboration par consensus de positions communes, refus du rapport de force majorité/minorité, tout en respectant la liberté propre de chaque organisation.

Le SPASMET, en plus de la cotisation aux SOLIDAIRES locaux, apporte parfois un soutien financier ponctuel aux Unions départementales pour des actions précises. Ces soutiens financiers sont de la responsabilité des sections du SPASMET, mais doivent être identifiés et répertoriés section par section auprès du Conseil National.

Le fonctionnement en réseau y est très concret, avec la participation à de nombreuses actions avec les associations ou collectifs traitant des problèmes du logement, des sans papiers, précaires, avec les stratégies d’alliance avec les autres acteurs du monde social et syndical, pour suivre les dossiers locaux, pour organiser les manifestations, etc…

L’activité au sein de ces Solidaires locaux peut se décliner selon cinq axes :
· défense de dossiers locaux de société : logement étudiants et sociaux sur la ville de Toulouse et Montpellier ; soutien des sans-papiers ; hébergements des précaires ; dossier AZF… Ces actions sont menées dans le cadre de collectifs ou de coordinations, regroupant souvent, au delà de citoyens et salariés, des acteurs issus des mondes syndical, associatif et politique.
· Défense de dossiers locaux d’entreprise : aide logistique et /ou stratégique à des syndicats locaux d’entreprise.
· Positionnement critique, présentation et études de dossiers nationaux touchant les salariés : retraite, CNE, emploi, salaires, lundi de pentecôte, …
· Recherche d’unité d’action dans les mouvements nationaux, préparation des manifestations, notamment en privilégiant un affichage original.
· Participation aux initiatives et mobilisations sociétales contre la mondialisation libérale : sécurité sociale, Europe, défense des services publics, AGCS,…

La parole que le SPASMET engage dans l’interprofessionnel se fait trop souvent sans en référer à l’ensemble des adhérents, s’appuyant sur un mandat assez large et dont les contours ne sont pas toujours bien définis.
Si on veut que notre fonctionnement reste le plus éloigné possible d’un syndicalisme de délégation, dont le SPASMET a pu éprouver les limites dans son passé récent, il est vital d’amplifier la circulation des informations sur la participation des militants, leur mandat, leurs actions au sein de l’Union Syndicale Solidaires.
Pour faire vivre cette démocratie interne, il faut tout faire pour stimuler auprès de nos militants :
· un travail au niveau des sections sur les textes soumis au congrès de nos structures,
· un investissement militant accru sur les thèmes que le CN du SPASMET juge prioritaires (fonction publique, représentativité notamment),
· un travail de retour d’informations régulier sur nos débats au sein de Solidaires, et des relations interprofessionnelles qui s’y nouent, des solidarités qui s’y exercent.
Un bilan devra être régulièrement présenté au CN, identifiant les actions du SPASMET au sein des structures locales, les soutiens financiers et l’état des cotisations.

Météo-France, à l’image de toute entreprise publique ou privée, quelque soit sa taille, n’est pas une bulle isolée du reste du monde. Les combats que nous menons doivent dépasser le cadre météo et s’inscrire dans la construction de réponses alternatives. Agir ensemble, débattre, confronter les idées, rechercher les convergences, proposer, nécessitent donc toute notre mobilisation.

[(Motion adoptée par 70 pour 0 contre et 3 abstentions)]


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