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Météo-Conseil, l’heure du choix

dimanche 3 novembre 2019

Des discussions, des présentations diverses (vidéos, diaporamas, carrefour des métiers à Toulouse, déplacements en régions des cadres de la direction…), des intimidations voire du chantage ont ponctué depuis quelques semaines le quotidien des agents en région, directement concernés et impactés par le projet Météo-Conseil.

De dialogue social, il n’en fut jamais question puisque l’alternative « sans astreinte » n’a jamais été sérieusement étudiée. Le report de calendrier suggéré, compte-tenu des inconnues encore inhérentes à certains postes, n’a pas non plus été retenu. Pourtant, les premiers résultats de l’expertise CHS concernant la mise en œuvre des CSP administratifs pointent du doigt le fait que les agents ont très mal vécu l’écart entre ce qui était vendu sur la fiche de poste et le travail réel qu’ils assurent ou subissent au quotidien.

Lacave, appelons-le trivialement ainsi maintenant qu’il nous a oublié.es, avait (en signant dans la plus grande discrétion un contrat avec la tutelle qui actait la suppression de postes permanents)sciemment fermé toute possibilité de dialogue social. Mais ce que fait un texte, un autre peut toujours le défaire...

Le plan social « Lacave » (il s’agit bien de cela) atteint aujourd’hui une nouvelle étape avec l’ICP du 8 novembre. Ce n’est pas un point d’arrivée, mais plutôt l’initialisation d’un modèle de fonctionnement futur qui est loin de faire consensus. Cette instance préfigure sans doute ce que sera le monde d’après, après les CAP, dès 2020.

Préférant clairement le principe de la CAP inversée, après avoir refusé et combattu cette ICP, Solidaires-Météo participera néanmoins à l’instance pour y représenter et défendre les personnels, comme nous le faisons dans les CAP.

Alors, c’est fait ? Il faudrait donc se résigner et accepter sans rien dire un véritable recul social (astreinte), une dégradation des conditions de travail (exigence de polyvalence en termes de métier et de territoire) ? Il faudrait donc accompagner stoïquement la mise en œuvre d’une organisation hyper fragile qui ne supportera pas le moindre aléa, accepter le casse-tête des encadrants chargés des tableaux de service, consentir à la quasi disparition des récupérations horaires choisies et donc des repos compensateurs en retour des contraintes de l’opérationnel ? Tout ceci, en échange de compensations financières maigrichonnes ? Il faudrait donc laisser le CPR, seul la nuit, responsable de territoires pouvant couvrir près d’un quart de la France ? Chacune, chacun a pu se faire une idée de ce poste que la direction et son encadrement intermédiaire semblent avoir du mal à défendre, parfois même à expliquer.

Nous n’appelons pas à boycotter l’ICP tant les aspirations peuvent être variées d’un.e agent.e à l’autre, et parce que cette instance concerne nombre d’autres postes.

Cependant, au vu de ce que vous savez de ce poste MC, si vous avez encore des questions sans réponse, si les contraintes et compensations ne vous satisfont pas, si votre envie ne vous semble pas assez forte pour postuler et si la seule crainte dicte votre démarche, nous vous le disons : NE POSTULEZ PAS !

L’ICP n’a de sens individuellement que si vous sollicitez un poste qui vous tente.

Si les candidatures sur le poste MC sont notoirement insuffisantes pour valider les affectations, nous pourrons retourner vers la direction et l’obliger à revoir son calendrier comme la définition du poste. Pour paraphraser la direction, « Vous tenez là l’occasion d’être acteur.trice de votre avenir ! ».

Et Solidaires-Météo rajoute : « vous tenez là l’occasion d’être acteur.trice pour Météo-France »


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