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TRANSFORMATION DE METEO-FRANCE : DES TABOUS TOMBENT !

vendredi 17 novembre 2017

Ce n’est plus tabou, le PDG lui-même l’envisage : Météo-France va devoir abandonner des missions.

Depuis 2008, notre établissement subit tous les ans une baisse d’effectif qui se chiffre début 2017 à une perte nette d’environ 550 postes. Ces coups de rabot successifs ont été absorbés par la fermeture des centres départementaux, la mutualisation de tâches entre services, une centralisation accrue de la prévision, une baisse de la qualité (« sur-qualité » dixit la DG) des services rendus, et par tous les moyens développés par la direction pour gagner ici ou là toujours plus de postes.

Le PDG précédent, François Jacq affirmait déjà que Météo-France était à l’os. Aujourd’hui, après la rencontre au ministère du 12 octobre, c’est entre 500 et 600 postes supplémentaires qui doivent être supprimés en 5 ans. Le PDG actuel, Jean-Marc Lacave, qui estimait pouvoir mener l’ensemble des missions dévolues à Météo-France, confesse que désormais avec 500 emplois en moins, les réorganisations ne suffisent plus, et qu’il faut envisager un abandon de certaines missions. Même le contrat d’objectif qui était censé nous protéger, selon les mots du PDG, est remis en cause par notre ministère de tutelle.

Quand la baisse des effectifs va-t-elle s’arrêter ?
C’est une question qui taraude désormais jusqu’à l’encadrement supérieur. Une réorganisation n’est envisageable qu’avec une cible fixe. Or le plafond d’emploi constamment revu à la baisse engage Météo-France dans une réorganisation permanente qui rend impossibles tous les projets d’avenir.
Sur la base de l’annonce par l’OMM des bénéfices socio-économiques apportés à la société par les services météorologiques, dès 2013, Solidaires-Météo a revendiqué une vaste réflexion sur l’avenir du service public météorologique au moyen d’Etats Généraux. Refusés par la Direction Générale à l’époque, ces Etats Généraux auraient pu rassembler les salariés, usagers et ministère de tutelle pour définir clairement les enjeux, les missions et les moyens attribués à notre établissement. Désormais cette idée gagne peu à peu la majorité des organisations syndicales. Mais est-ce encore une bonne idée dans un contexte – assumé par la Direction – de dialogue social extrêmement dégradé et de trajectoire en effectifs en pente aussi raide ?

Pour Solidaires-Météo, il est primordial que les météos aient leur mot à dire. Mais il est hors de question que les agents fassent les choix à la place de la Direction ! Avant d’aller au Ministère, la Direction doit communiquer aux personnels ses projets de transformation de Météo-France (externalisations ? changement de statut de l’établissement ? Filialisations ?…).

Le Conseil National Solidaires Météo


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