Quand la ministre convoque un grand esprit

Lors d’une interview sur France Culture le mardi 15 juin, jour de grève de la Fonction publique pour des emplois et du pouvoir d’achat, Amélie de Montchalin, la ministre de la Fonction publique, en réaction aux manifestations et mots d’ordres a indiqué qu‘il fallait revenir à l’esprit du général de Gaulle de 1945 ! Késako ? C’est pour elle " mettre les bonnes compétences au bon endroit". Comme si la GPEEC venait de 1945, du Conseil National de la Résistance (CNR) ! Rappelons que le gouvernement De Gaulle 2 du 12/11/45 a vu l’entrée de 5 ministres communistes dont Maurice Thorez qui a mené les discussions sur le statut de la fonction publique (loi votée en novembre 46). De Gaulle, lui, était déjà parti en février...
Si l’un des points marquants de la loi de 46 est le fait que les agents de l’État deviennent fonctionnaires protégés par un statut, avec des droits (grève, syndicat, etc) on peut y voir plutôt l’esprit du CNR que celui du "militaire" De Gaulle.

D’autre part, dans la même interview, la ministre mentionne vouloir "s’intéresser aux missions, au sens, aux outils de travail, à ce qui se passe sur le terrain". Ah, voilà une question pour notre direction : fait-elle remonter les difficultés que rencontre MF dans l’exercice de ses missions, dans la perte de sens que de nombreux agents évoquent dans les enquêtes, dans les retards et inadaptations des outils mis en place ? Informe-t-elle nos tutelles de la souffrance induite par les réorganisations perpétuelles ; bref sur les problématiques de terrain ? Si oui, quels sont les retours ?

Par contre, notre ministre aurait pu reprendre à son compte la citation rentrée dans l’histoire ; « la réforme, oui, la chienlit non ! »
Nous avons droit aux deux : réformes des CAP remplacées par LDG opaques, avec des mutations au fil de l’eau non potable, réformes des instances, réorganisations permanentes…et tout ça bien sûr décliné à Météo-France avec les particularités de notre établissement : sous-effectifs n’épargnant plus aucun service, outils développés dans l’urgence, course permanente pour coller aux calendriers imposés par les tutelles, la direction, les services, les clients… Oui les réformes sont en marche, et oui le sentiment de chienlit s’est installé, et on n’en voit pas la fin.

Dates des instances

CTEP
- 30 septembre 2021
CTEP
- 14 octobre 2021
CA
- 15 octobre 2021
CHSCTEP
- 28 octobre 2021
CTEP
- 16 novembre 2021
CA
- 26 novembre 2021
CTEP
- 14 décembre 2021